Champagne et effervescents vegan : collage, dosage et liqueur d’expédition
Un vin vegan ne contient pas nécessairement un ingrédient d’origine animale, mais cette définition ne suffit pas à décrire toutes les étapes de son élaboration. Dans...
27/01/2026
Beaucoup l’ignorent : la plupart des vins traditionnels sont clarifiés (collés) avec des adjuvants d’origine animale : blanc d’œuf, colle de poisson (ichtyocolle), caséine (lait) ou gélatine de porc ou de bœuf. Ces pratiques ancestrales, destinées à clarifier le vin, posent problème aux consommateurs vegan qui souhaitent rester cohérents avec leurs choix de vie (source : L214).
Un label vegan vient donc garantir que :
En France, il n’existe pas de label public vegan dédié spécifiquement aux vins, mais plusieurs labels internationaux sont implantés et acceptés. Voici les principaux logos que l’on retrouve sur les bouteilles en France.
Pour garantir fiabilité et sérieux, ces labels s’appuient sur des audits réguliers, des cahiers des charges écrits et souvent une transparence sur les chaînes d’approvisionnement.
La culture viticole française a longtemps privilégié le terroir, le cépage et le "naturel" plus que la transparence sur les procédés techniques. Identifier les agents de collage était autrefois jugé secondaire par les institutions viticoles (source : La Vigne). L’essor du veganisme en France étant plus récent que chez ses voisins anglais, allemands ou australiens, la demande interne de vins vegan a longtemps été considérée comme marginale.
Une enquête de YouGov en 2022 (voir l'étude) montre que moins de 6 % des Français interrogés savent qu’un vin peut ne pas être vegan. Côté producteurs, seulement 4 % envisagent une certification dans les cinq prochaines années.
La dynamique s’accélère. D’après le syndicat Sudvinbio, la demande de certification vegan progresse de 20 % par an depuis trois ans, portée par l’export et l’arrivée d’une nouvelle génération de consommateurs français. De plus en plus d’enseignes spécialisées ou de cavistes référencent leurs vins labellisés vegan, en mettant en avant transparence et traçabilité.
Depuis 2021, l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) travaille à une définition harmonisée des vins vegan, pouvant déboucher sur une directive européenne, et peut-être à terme française (source : OIV).
L’identification claire par un label crédible reste, pour l’instant, le meilleur repère pour consommer un vin réellement vegan en France. L’évolution est en marche… mais il ne faudra pas hésiter à bien scruter les contre-étiquettes et à s’informer.