Champagne et effervescents vegan : collage, dosage et liqueur d’expédition
Un vin vegan ne contient pas nécessairement un ingrédient d’origine animale, mais cette définition ne suffit pas à décrire toutes les étapes de son élaboration. Dans...
15/04/2026
Boire du vin vegan, c’est faire le choix d’une consommation éclairée et respectueuse du vivant. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le vin n’est pas systématiquement vegan : la clarification (ou collage) utilise parfois des produits d’origine animale, comme la caséine, l’albumine d’œuf ou l’isinglass (protéine issue de la vessie de poisson). Selon l’association L214, près de 99 % des consommateurs ignorent encore que la production du vin implique ces étapes (source : L214).
La certification Vegan Society garantit l’absence de substances animales à tous les stades de l’élaboration du vin, y compris dans les colles, additifs et même les encres d’étiquetage. C’est la certification vegan pionnière, fondée en 1944 au Royaume-Uni, reconnue mondialement et indépendante (source : Vegan Society).
Lyon et le vin, c’est une longue histoire d’amour. Entre la proximité du Beaujolais et de la vallée du Rhône, la ville est un vrai terrain de jeu pour les amateurs – y compris celles et ceux à la recherche de vins éthiques. En 2023, on comptait plus de 250 cavistes indépendants dans l’agglomération lyonnaise (source : Ville de Lyon), dont une dizaine affichant clairement une gamme bio, nature ou vegan.
Mais, soyons honnêtes, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver : certifications parfois discrètes, étiquettes qui se ressemblent, vocabulaire technique… Voici donc un guide pour s’y retrouver et oser demander, même sans maîtriser le jargon.
La première étape est visuelle : la plupart des vins certifiés arborent le fameux logo « Vegan Trademark » (un tournesol stylisé jaune et vert). Ce sigle officiel vous garantit :
Mais attention : tous les producteurs n’apposent pas encore systématiquement le logo sur leurs étiquettes, parfois pour des raisons de coût ou de choix marketing. Cela ne veut pas dire que le vin n’est pas certifié.
Encore aujourd’hui, selon une étude OpinionWay pour le Syndicat des cavistes professionnels (2022), moins de 5 % des consommateurs savent reconnaître un vin vegan en rayon. N’hésitez donc pas à questionner le ou la caviste, même si l’étiquette ne fait pas tout le travail.
Passion, humilité et pédagogie sont au cœur du métier de caviste indépendant. La grande majorité accueille volontiers ce type de questions, loin des clichés sur l’élitisme du vin.
| Type de vin | Collage autorisé | Certification | Engagement animal ? |
|---|---|---|---|
| Vin conventionnel | Oui (œuf, poisson, lait possible) | Aucune | Non |
| Vin bio (AB/Eurofeuille) | Oui (œuf, lait, guêpes possibles) | Oui (AB, Ecocert…) | Non |
| Vin naturel | Variable (souvent sans collage mais pas systématique) | Non officiel | Souvent mais pas garanti |
| Vin vegan (Vegan Society/EVE Vegan) | Non | Oui (Vegan Society, EVE Vegan…) | Oui |
Contrairement à une idée répandue, la certification bio n’exclut pas systématiquement l’utilisation de produits animaux lors du collage. Un vin nature n’est pas forcément vegan : seule une certification vegan atteste l’absence totale de substances animales à chaque étape, y compris dans les colles d’étiquettes et les bouchons.
Parmi les vins que l’on trouve chez certains cavistes indépendants lyonnais, on peut citer :
Les disponibilités fluctuent selon les arrivages, mais la demande locale est croissante : selon le Syndicat des cavistes, les ventes de vins vegan certifiés ont progressé de 22 % en 2023 à Lyon, alors que ce segment de marché est encore naissant en France (Syndicat des cavistes professionnels).
À Lyon, de nombreux cavistes se distinguent par leur engagement éthique ou leur ouverture vers le veganisme. Une petite sélection :
Certaines enseignes traditionnelles s’ouvrent progressivement à cette thématique. Demandez conseil : donner votre préférence à un vin certifié encourage toute la filière à évoluer.
Identifier un vin certifié Vegan Society chez un caviste lyonnais demande parfois un petit pas de côté : repérer un logo, déchiffrer une étiquette, oser poser la question, croiser les sources. Ce processus, loin d’être élitiste, devient une belle occasion d’échanger, d’apprendre et de faire évoluer la filière viticole vers plus de transparence. S’ouvrir à de nouvelles pratiques, c’est aussi préparer les vignes de demain.